Témoignages et retours d'expérience

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Focus sur les boîtiers de vote électroniques

Les enseignants Martine Hlady Rispal, Jean-Bernard Layan, Valérie Marty et Stéphanie Roussel ont en commun d’avoir eu recours, au sein de leurs enseignements, à l’utilisation des boîtiers de vote interactifs. Une façon ludique de dynamiser son amphi tout en vérifiant la compréhension du cours en temps réel. Ils nous font partager leur expérience.

1/A - Contexte d’utilisation

L’ensemble des enseignants a opté pour une utilisation de l’outil en cours magistral. Le souhait de faire participer l’ensemble des étudiants (démarche à laquelle il est habituellement difficile de se livrer en amphi), et la volonté de rompre l’écoute passive qui a tendance à s’installer en cours magistral ont principalement motivé ce choix. Pour Jean-Bernard Layan, « l’intérêt pédagogique est évident. Une interactivité renforcée se met ainsi en place dans un contexte qui s’y prête peu ». Plus largement, le boîtier de vote peut être utilisé dans la plupart des disciplines et s’adapter aux différents formats de cours.

2/B - Objectifs visés

Les boîtiers de vote peuvent servir diverses intentions. « L’objectif n’était pas une évaluation, mais une expérience pour obtenir la photographie la plus juste des représentations des étudiants » explique Valérie Marty, qui a utilisé l’outil auprès de 100 étudiants de première année de DUT Génie Mécanique et Productique. Pour Martine Hlady-Rispal, dont le public était constitué d’apprenants anglophones d’origines distinctes, il s’agissait « d’amener les étudiants à se situer les uns par rapport aux autres dans le cadre de leurs connaissances et de leur culture ».  Mais les boîtiers peuvent également servir à s’assurer de la bonne compréhension du cours : « comme les résultats s’affichent en temps réel, il est possible de voir si … les étudiants ont bien compris, ce qui permet ensuite d’ajuster son discours », souligne Stéphanie Roussel.  Jean-Bernard Layan va plus loin : il explique que l’on peut utiliser les boîtiers à différents niveaux du cours « pour avoir une idée de l’état de connaissances initial des étudiants ou les alerter sur leurs préjugés, pour vérifier leurs acquisitions, construire une notion ou simplement briser la monotonie et relancer l'intérêt du cours magistral ».

3/C - Fonctionnement

« Le matériel est opérationnel dès l’entrée des étudiants dans l’amphithéâtre », nous garantit Valérie Marty, qui a pour sa part opté pour « une activité brise-glace » destinée à tester les boîtiers et en expliquer le fonctionnement aux utilisateurs. MAPI assure en amont une formation pour la prise en main du matériel, qu’il s’agisse de la familiarisation avec le logiciel pour établir les questions, ou de l’utilisation des boîtiers en tant que telle. L’enseignant prépare ses questions en amont du cours, les rentre dans l’outil, et le tour est joué. « Suivant les séances, les boîtiers sont utilisés individuellement ou par groupe. Les deux formalités présentent leur intérêt propre », explique Jean-Bernard Layan.

4/D - Points forts

Pour Martine Hlady Rispal, l’intérêt se situe à 3 niveaux : « L’aspect ludique permet de mieux retenir l’information. Par ailleurs, les étudiants font preuve d’une implication plus forte : la divulgation instantanée de leurs réponses leur permet de se comparer dans une ambiance conviviale, dans la mesure où les réponses sont anonymes. Enfin, on remarque une plus forte interaction entre les étudiants, et également avec l’enseignant. » Jean-Bernard Layan souligne que l’outil permet également de « familiariser les étudiants avec les questions du QCM d’évaluation », ou encore d’aborder des « questions anecdotiques et des connaissances hors programme » qui peuvent donner du sens au cours en lui-même.

5/F - Limites et points de vigilance

Martine Hlady Rispal et Jean-Bernard Layan s’accordent à dire que la contrainte majeure de l’outil réside en son aspect chronophage. En effet, l’exercice demande « du temps de montage avant l’enseignement, pour la préparation des questions », tout comme pendant le cours. « La quantité d’informations transmissibles en est diminuée ». Autre inconvénient : le format. Seules des questions de type QCM peuvent être utilisées. Enfin, Jean-Bernard Layan remarque que « si l’outil est pertinent et facile à utiliser pour des cours « techniques », il est plus complexe de l’adapter à des cours conceptuels en sciences dites molles ».

6/E - L’outil vu par les apprenants

Hugo Carrey, étudiant en L2 de droit assistant au cours de Stéphanie Roussel, est séduit  par l’expérience : "le cours m'a semblé mieux intégré au moment où j'ai commencé mes révisions de fin de semestre. Et durant l'examen final, j'ai eu des flash-back des diapositives projetées".  L’enseignante confirme : « Dans un but expérimental, l'impact des boîtiers sur l'acquisition du lexique juridique et des connaissances a été mesuré. Nos résultats montrent un fort effet de l’utilisation des boîtiers de vote notamment sur la mémorisation du lexique juridique spécifique. » Plus largement, les étudiants semblent apprécier le caractère ludique de l’outil.

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Mise à jour le 30/03/2016