La recherche bordelaise s’ouvre au libre accès

Un projet d’archive ouverte institutionnelle est en phase de déploiement. Retour en questions/réponses sur ce dispositif d’open access.

  • 22/12/2016

Qu’est-ce qu’une archive ouverte institutionnelle (AOI) ?

Une archive ouverte institutionnelle consiste à mettre l’ensemble de la production scientifique, publiée par des chercheurs d'un établissement, en accès libre et gratuit à toute la communauté scientifique internationale, notamment des pays émergents mais aussi du grand public. Il peut s’agir de publications dans des revues internationales (Science, Nature…) mais aussi de chapitres d’ouvrage, d’actes de colloque, voire même de mémoires de master et de thèses…

Témoignage : Valérie Gabelica, directrice de recherche InsermInstitut national de la santé et de la recherche médicale à l’Institut européen de chimie et de biologie (IECB)

Valérie Gabelica, chargée de recherche Inserm © DR
Quelle expérience avez-vous des archives ouvertes institutionnelles ?

Avant Bordeaux, je travaillais à l’université de Liège. Il y a quelques années, on avait eu une demande de bêta-testeurs pour l’archive ouverte Orbi et je me suis portée candidate.
On nous a sensibilités aux bénéfices de l’open access, et ce qu’on avait le droit de faire ou ne pas faire avec tel ou tel éditeur. Cela m’avait fait prendre conscience de ce qu’on signait dans les contrats de cession de droits liés aux publications.

Comment s’est déroulée la mise en place de cette archive ouverte ?

C’est un peu contraignant au début, surtout si on a beaucoup de publications à encoder, mais l’outil s’est également amélioré au fil du temps. Les labos ont eu recours à l’aide des secrétariats si besoin. Par la suite, c’est devenu obligatoire à l’université de Liège.
Le plus important est de ne pas avoir à faire ce travail plusieurs fois.

Quels avantages avez-vous trouvé à ce dispositif ?

Principalement le fait d’augmenter la visibilité de ses publications en interne (collègues, étudiants) et en externe, mais aussi à l’inverse d’avoir un endroit où conserver sa propre base de données de communications scientifiques. L’outil permettait également de générer un CV qui était reconnu nationalement par toutes les institutions de la recherche.
Un autre point positif que les étudiants utilisaient beaucoup l’outil pour télécharger de la documentation liée à leurs cours spécialisés ou leur bibliographie de stage.
Grâce à un bon référencement sur le web, les articles en pdf sont téléchargeables directement via les moteurs de recherche. Ce qui est très positif pour la diffusion et la promotion de son travail.

Thèmes :

Direction de la communication, communication@u-bordeaux.fr

Contact

Isabel Izuel Martinez
Chargée de mission "Archive Ouverte Institutionnelle"

05 40 00 65 29
Contacter par courriel