Ariane Peyret se met la région dans la poche

La finale des universités d’Aquitaine du concours Ma thèse en 180 secondes s’est déroulée vendredi 14 avril sur le campus universitaire de Bordeaux. L’occasion pour les doctorants finalistes de séduire le jury et les lycéens venus les écouter.

  • 25/04/2017

Ariane Peyret, lauréate des universités d'Aquitaine © Hugues Bretheau Ariane Peyret, lauréate des universités d'Aquitaine © Hugues Bretheau

Vendredi 14 avril, ils étaient 13 à relever un pari un peu fou : vulgariser trois longues et difficiles années de travail en trois minutes devant un public novice. Cette mission était tout l’enjeu de la finale régionale du concours Ma thèse en 180 secondes. Venus de l’université de Pau et des pays de l’Adour (UPPA), de l’université de Bordeaux Montaigne et de l’université de Bordeaux, ils se sont défiés au cœur du nouveau bâtiment B18 de l’université de Bordeaux. Devant eux, un jury observateur et des lycéens venus des quatre coins de la région Nouvelle-Aquitaine pour les encourager.

Les 3 lauréats, Camille Ouvrard, Julien Morean et Ariane Peyret et le président du jury, Jean-Luc Morel @ Hugues Bretheau - université de Bordeaux

Le moins que l’on puisse dire est que cette année, l’université de Bordeaux a su conquérir son auditoire. La première place revient à Ariane Peyret. Doctorante au Laboratoire de chimie des polymères organiques (LCPO), elle effectue sa thèse sous la tutelle du directeur actuel du laboratoire, le professeur Sébastien Lecommandoux. Grâce à ses talents d’oratrice et de vulgarisatrice, Ariane Peyret remporte la finale régionale avec sa thèse sur les capsules polymères compartimentées. Sa comparaison de la salle avec une cellule a fait voyager les spectateurs au cœur de son travail. Sur les traces de Perrine Berment, lauréate 2016, elle séduit le jury et également le public qui lui attribue son prix.

 

 

Julien Moreau décroche la seconde place et les rires du public en mettant la physique à nu grâce sa performance sur l’accélération d’ions dans les plasmas quasi-critiques par une impulsion laser intense. Il effectue sa thèse au Centre lasers intenses et applications (Celia).

 

 

Camille Ouvrard monte sur la troisième marche du podium après avoir ému le public par sa prestation sur l’influence de la précarité sur le vieillissement cognitif et cérébral, sujet de sa thèse qu’elle réalise au Centre de recherche Bordeaux population health (BPH). Pour saluer leur réussite, les trois lauréats se sont vu remettre une tablette tactile ainsi qu’une dotation de 300€ pour la première place et 150€ pour les deux autres grâce aux partenaires de cette finale : le CNRS, la Casden, la MGEN et Cap Sciences.

 

 

Prochaine étape : la finale nationale                    

Ariane Peyret continue son ascension jusqu’à la capitale où elle donne rendez-vous le 13 juin. Elle affrontera 27 autres doctorants lors de cette demi-finale à Paris. Le 14 juin, les 16 sélectionnés procéderont à la finale nationale, au studio 104 de la Maison de la Radio à Paris. L’aventure continuera peut-être jusqu’à la finale internationale à Liège, en Belgique le 28 septembre si elle parvient à mettre la capitale dans sa poche !

Par Chloé Damaret
Stagiaire communication événementielle et étudiante en médiations des sciences


En vidéos

Pour revoir la finale dans son intégralité animée par Renaud Borderie ou les vidéos de chaque candidat, rendez-vous sur la chaîne YouTube de l'université.

Pour en savoir plus sur le concours

Une doctorante de l'université lauréate au Québec

Volatiana Razafindramanana, lauréate Ma thèse en 180s - université du Québec à Trois-Rivières @ DR

Volatiana Razafindramanana, doctorante en 3e année à l’Institut de la chimie et de la matière condensée de Bordeaux (ICMCB), inscrite en cotutelle à l'université du Québec à Trois-Rivières vient de remporter le 1er prix de MT180s de cette université ainsi que le prix du public. Elle représentera l'UQTR à la finale du Québec à Montréal au mois de mai.