BIS, Jean-Paul Guillet témoigne

Jean Paul Guillet est maitre de conférences en génie électrique, électronique, photonique et systèmes au sein du département GEII de l’IUT de Bordeaux et chercheur au sein du laboratoire Intégration du Matériau au Système. Il a passé une semaine en Chine accueilli par l’université Huazhong des Sciences et Technologies à Wuhan (HUST) dans le cadre d’un programme BIS. Une expérience très concluante.

  • 27/10/2016

Jean Paul Guillet, Vincent Dousset et leurs homologues chinois © uBx Jean Paul Guillet, Vincent Dousset et leurs homologues chinois © uBx

Quel est le contexte de votre projet de collaboration avec l’université HUST à Wuhan (Chine) ?

JPG : La ville de Wuhan en Chine (jumelée avec Bordeaux) a de nombreux liens historiques avec la France, comme par exemple les centres de recherche et l’usine PSA. C’est également le pôle principal de l’optique en Chine ce qui constitue un point de rapprochement avec Bordeaux. Mes recherches concernent le domaine des ondes terahertz et nous avions depuis plusieurs années des échanges avec le laboratoire WNLO de l'université HUST à Wuhan via notamment Patrick Mounaix dans mon équipe au laboratoire IMS. Lors d’une visite il y a un an et demi, nous avions commencé des travaux sur l’étude d’objets d’art via les ondes terahertz.

Que vous a apporté le programme BIS ?

JPG : L’intérêt d’un projet BIS est de soutenir une collaboration naissante et d’encourager les échanges universitaires, tant scientifiques qu’éducatifs. Le programme BIS permet de financer une mission dans une université partenaire afin de nouer des contacts avec les responsables locaux. Même si les outils numériques permettent de travailler à distance, aller sur place est nécessaire pour rencontrer les bonnes personnes et aller plus loin dans une collaboration.

Quel bilan pouvez-vous faire de cette coopération ?

JPG : Cette mission a été l’occasion d’échanges tant institutionnels qu’éducatifs et scientifiques. Sur le plan institutionnel, il y a eu la signature d’un accord cadre de collaboration entre nos universités avec la présence de Vincent Dousset, vice-président relations internationales. Il y a eu également un accord d’échange d’étudiants, qui se matérialise dès cette année par un échange de stagiaires. Enfin, sur le plan scientifique, j’ai présenté les atouts de Bordeaux en optique et photonique via le cluster Laphia. J’ai pu également avoir des échanges scientifiques avec l’équipe terahertz du WNLO ce qui aboutit aujourd’hui à des communications dans des conférences et articles de revues sur l’analyse de tableaux via les ondes terahertz.

Quels conseils donneriez-vous aux à ceux qui souhaitent initier des projets de ce type ?

JPG : La direction des Relations Internationales de l’université de Bordeaux m’a beaucoup aidé à réaliser ce projet tout au long du processus. Il ne faut pas hésiter à solliciter leurs compétences… Je voudrais également souligner l’étroite collaboration des services de campus France qui peuvent faire le lien avec des attachés scientifiques des différentes ambassades et consulats qui peuvent apporter un soutien par leur connaissance du contexte local.